Les ventes résidentielles au Canada atteignent encore des sommets historiques en octobre

Ottawa (Ontario), le 16 novembre 2020 – Selon les statistiques publiées aujourd’hui par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles nationales ont encore atteint des niveaux exceptionnels en octobre 2020.

Sommaire

  • En octobre, les ventes résidentielles nationales ont affiché un recul de 0,7 % d’un mois à l’autre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont augmenté de 32,1 % d’une année à l’autre.
  • Le nombre de propriétés nouvellement inscrites a augmenté de 2,9 % de septembre à octobre.
  • L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 1 % d’un mois à l’autre et de 10,9 % d’une année à l’autre.
  • Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays a augmenté de 15,2 % d’une année à l’autre en octobre.

Les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens en octobre ont reculé de 0,7 % par rapport au sommet historique des ventes mensuelles de septembre.

Cette légère diminution témoigne de la croissance d’environ la moitié des marchés locaux, qui a été contenue par le repli de l’autre moitié. Parmi les principaux marchés, Montréal, la vallée du Fraser, Calgary et Edmonton ont connu une hausse mensuelle des ventes, tandis que celles-ci ont reculé dans le Grand Toronto, à Hamilton-Burlington, à Ottawa et dans le Grand Vancouver.

En octobre, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une hausse de 32,1 % d’une année à l’autre. Il s’agit d’un nouveau record pour octobre, avec une marge de plus de 14 000 transactions. Pour le quatrième mois consécutif, les ventes étaient en hausse dans presque tous les marchés de l’habitation au Canada, par rapport au même mois en 2019. Parmi les quelques marchés accusant un recul par rapport à l’année précédente, il se peut que ceux de l’Ontario n’aient tout simplement pas l’offre nécessaire pour soutenir la demande.

Jusqu’à maintenant, quelque 461 818 propriétés ont changé de main sur les systèmes MLS® canadiens, soit une hausse de 8,6 % comparativement aux dix premiers mois de 2019. En fait, c’est le deuxième résultat en importance pour le nombre de ventes de janvier à octobre, derrière celui de 2016 seulement.

« De nombreux marchés de l’habitation canadiens continuent de connaître des niveaux d’activité exceptionnellement élevés, qui compensent déjà le ralentissement du marché ce printemps », déclare Costa Poulopoulos, président de l’ACI. « Comme vous le savez peut-être, au 19 octobre, l’ACI recommande toujours d’éviter la tenue de visites libres en personne. Nous surveillerons les effets du retour à des mesures sanitaires plus restrictives sur les marchés de l’habitation à l’approche de la fin de cette année particulière, surtout s’il dissuade les gens de mettre leur propriété en vente dans des régions qui connaissent déjà une pénurie historique de l’offre. Dans l’intervalle, nous suivrons avec diligence les directives des gouvernements et des autorités de santé publique pour assurer la sécurité de nos clients, notamment en recourant aux technologies virtuelles qui ont largement été adoptées au printemps. Maintenant comme toujours, les courtiers et agents immobiliers membres de l’ACI demeurent votre meilleure source d’information et votre meilleur guide au moment de négocier l’achat ou la vente d’une propriété », ajoute M. Poulopoulos.

« Si vous attendez que le marché de l’habitation canadien se calme après la relance étonnamment vigoureuse de l’été, vous devrez patienter encore un peu. Les tendances que nous observons depuis juillet – ventes et prix records dans un contexte de restriction de l’offre – se sont manifestement poursuivies en octobre », explique Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. « Au fil des derniers mois, alors que des données exceptionnelles étaient enregistrées, les ventes cumulatives ont non seulement rattrapé celles de l’an dernier, ce qui est déjà surprenant, mais à l’heure actuelle, elles sont en voie d’établir un record annuel. De nombreuses raisons ont été citées pour expliquer cette vigueur alors que bien des moteurs habituels du marché, notamment la croissance économique, l’emploi et la confiance, sont actuellement au ralenti. Il y a lieu de s’interroger sur le nombre de ménages qui ont choisi de déménager en raison de la COVID-19 et des changements qui en ont découlé. Bon nombre de ces transactions ou cette ébullition du marché n’auraient peut-être pas eu lieu dans un monde sans COVID-19. »

Le nombre de propriétés nouvellement inscrites a augmenté de 2,9 % en octobre. Cette augmentation globale de l’offre a été portée par les nouvelles inscriptions dans le Grand Toronto, dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique et à Ottawa. Comme les ventes, les nouvelles inscriptions réelles (non désaisonnalisées) ont atteint un sommet pour octobre, mais avec une marge beaucoup moins importante que les ventes; les conditions du marché sont donc encore très serrées dans bien des régions du pays.

L’offre ayant augmenté en octobre et les ventes, relativement peu changées, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a diminué pour s’établir à 74,3 %; c’est néanmoins l’un des plus hauts taux enregistrés pour cette mesure. La moyenne à long terme du ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions est de 54,1 %.

Si l’on compare le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et les moyennes à long terme, environ le tiers de l’ensemble des marchés locaux était en équilibre (se situant à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme) en octobre. Les deux autres tiers des marchés se situaient au-delà des normes à long terme, largement au-delà dans bien des cas.

Le nombre de mois d’inventaire est une autre mesure importante de l’équilibre entre l’offre et la demande. Il représente le temps qu’il faudrait compter pour vendre toutes les propriétés de l’inventaire courant au taux de vente actuel.

On comptait 2,5 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin d’octobre 2020, soit le niveau le plus bas jamais enregistré. À l’échelle locale, 18 marchés de l’Ontario comptaient moins d’un mois d’inventaire à la fin du mois.

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a augmenté de 1 % d’un mois à l’autre en octobre 2020. Sur les 39 marchés que l’Indice mesure actuellement, tous sauf un ont connu une hausse entre septembre et octobre.

L’IPP MLS® global et composé (non désaisonnalisé) a connu une hausse d’une année à l’autre de 10,9 % en octobre. Il s’agit de la plus importante hausse depuis juillet 2017.

Les gains les plus importants d’une année à l’autre – plus de 25 % – ont été enregistrés à Quinte et à Woodstock-Ingersoll.

Des augmentations de 20 à 25 % d’une année à l’autre ont été observées à Ottawa, à London-St. Thomas, à Tillsonburg et dans certaines régions de villégiature de l’Ontario.

Des augmentations des prix d’une année à l’autre de l’ordre de 15 à 20 % ont été enregistrées aux endroits suivants : Barrie, Hamilton, Niagara, Guelph, Bancroft, Brantford, Cambridge, Huron-Perth, Kitchener-Waterloo, North Bay, Peterborough-Kawarthas, Simcoe, Montréal et Grand Moncton.

Les prix ont augmenté de 10 à 15 % par rapport à octobre dernier dans le Grand Toronto, à Oakville-Milton, à Mississauga et à Northumberland Hills.

On a observé des augmentations des prix d’une année à l’autre de 5 à 10 % dans le Grand Vancouver, dans la vallée du Fraser, dans la vallée de l’Okanagan, à Regina, à Saskatoon, à Winnipeg et à Québec. À Victoria et ailleurs sur l’île de Vancouver, ainsi qu’à St. John’s, la hausse des prix s’est établie à un peu moins de 4 %. Les prix se sont tout juste maintenus en territoire positif d’une année à l’autre à Calgary et à Edmonton.

L’IPP MLS® est le meilleur moyen d’évaluer les tendances de prix, puisque les moyennes sont sujettes à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés au pays a atteint un autre record en octobre 2020, s’établissant à 607 250 $. Il s’agit d’une hausse de 15,2 % par rapport au même mois l’année dernière.

Le prix moyen national est fortement influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse de plus de 127 000 $.

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VEUILLEZ NOTER que les renseignements dans ce communiqué comprennent à la fois les données des systèmes MLS® sur les principaux marchés et sur les ventes réalisées à l’échelle nationale le mois précédent.

L’ACI tient à signaler que le prix moyen peut servir à déterminer les tendances au cours d’une période, mais qu’il ne désigne pas les prix réels dans les centres composés de quartiers très différents et qu’il ne tient pas compte des différences de prix d’une région géographique à l’autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.

Les systèmes MLS® sont des systèmes de vente collaboratifs utilisés uniquement par les chambres immobilières canadiennes aux fins de la diffusion maximale des propriétés à vendre.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) est l’une des plus grandes associations à vocation unique au Canada et représente plus de 130 000 courtiers et agents immobiliers détenteurs du titre REALTOR® répartis parmi 90 chambres et associations immobilières.

Plus de renseignements sont affichés au http://crea.ca/fr/statistics.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Pierre Leduc, Relations auprès des médias
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