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L’ACI met à jour ses prévisions pour le marché de la revente

Ottawa (Ontario), le 14 décembre 2017 - L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a révisé ses prévisions des ventes résidentielles qui seront réalisées par l’entremise des systèmes MLS® des chambres et associations immobilières canadiennes en 2017 et 2018.

Les tendances du marché du logement au Canada, qui continuent d’afficher des divergences considérables d’une région à l’autre, suivent quatre grands thèmes : la Colombie-Britannique, le Grand Golden Horseshoe, les provinces qui dépendent du pétrole et des ressources naturelles, et le reste du pays.

Poussées par les tendances de vente dans le Grand Golden Horseshoe, les ventes de maisons en Ontario ont amorcé une remontée après le creux connu à l’été; cela dit, elles demeurent bien en deçà du sommet atteint plus tôt cette année. Les modifications aux règlements hypothécaires annoncées récemment, qui entreront en vigueur en janvier, pourraient amener certains acheteurs à passer aux actes plus rapidement.

Entre-temps, les ventes se sont améliorées en Colombie-Britannique. Soutenues par une hausse de l’activité dans la vallée du Fraser et sur l’île de Vancouver, les ventes pour l’ensemble de la province se situent presque à mi-chemin entre les niveaux records du début de 2016 et les creux enregistrés à la fin de la même année.

Dans les provinces riches en ressources naturelles que sont l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador, les ventes demeurent à des niveaux inférieurs et l’offre reste élevée. Il en résulte une stabilisation des prix moyens en Alberta et une baisse de ces mêmes prix en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui explique le nombre élevé de mois d’inventaire pour chacune de ces provinces.

Au Manitoba, dans l’est de l’Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard, les ventes s’améliorent graduellement. Comme le nombre de propriétés à vendre baisse, les marchés du logement dans ces régions se sont raffermis, et les prix moyens ont enregistré de modestes hausses.

Les prévisions publiées par l’ACI en septembre faisaient état de modifications supplémentaires aux règlements hypothécaires qui pourraient constituer un important risque de baisse. Ce risque s’est bel et bien matérialisé en octobre, alors qu’on annonçait l’entrée en vigueur de règlements hypothécaires plus serrés au début de 2018. Entre autres, ces nouveaux règlements font en sorte qu’il sera plus difficile pour les futurs acheteurs qui ont une mise de fonds supérieure à 20 % d’être admissibles à un prêt hypothécaire. Ces prêts hypothécaires à ratio faible représentent la grande majorité des octrois de prêts hypothécaires au Canada.

Une étude menée récemment par la Banque du Canada semble indiquer qu’une fois en vigueur, ces règlements plus rigoureux ralentiront les ventes dans l’ensemble des marchés du logement canadiens, surtout à Toronto et à Vancouver, et dans leurs environs. Par ailleurs, comme certains acheteurs décideront probablement de passer à l’action avant l’entrée en vigueur des nouveaux règlements au début de la nouvelle année, cette augmentation des ventes pourrait se faire au détriment de celles qui seront effectuées durant le premier semestre de 2018. D’autres futurs acheteurs devraient, quant à eux, attendre à plus tard afin d’accumuler une mise de fonds plus importante avant d’acheter, ce qui contribuera à une amélioration modeste des ventes au cours du deuxième semestre de 2018. Ce sont tous ces facteurs qui ont amené l’ACI à prévoir une baisse moins importante des ventes pour 2017 et à les réviser à la baisse pour 2018.

La baisse attendue des ventes au Canada au cours du premier semestre de 2018, attribuable à l’érosion de l’abordabilité du logement découlant des règlements hypothécaires plus stricts, pourrait être amoindrie par un certain nombre de facteurs. À titre d’exemple, certains acheteurs pourraient être admissibles à un prêt hypothécaire moins élevé en achetant une maison moins coûteuse. D’autres encore pourraient choisir d’allonger la période d’amortissement au moment de financer l’achat.

En 2017, on prévoit que les ventes à l’échelle nationale chuteront de 4 %, pour atteindre 513 900 logements. La majeure partie du recul annuel est le reflet d’une baisse des ventes attendue en Ontario, où elles ont dégringolé au printemps et à l’été à la suite de l’annonce, en avril, du Plan pour le logement équitable de la province. Même si la Colombie-Britannique devrait enregistrer près de 9 000 ventes en moins en 2017, cette chute sera presque entièrement compensée par la hausse des ventes au Québec et en Alberta.

Le prix moyen à l’échelle nationale devrait atteindre 510 400 $ cette année, ce qui représente une hausse de 4,2 % par rapport à 2016. Au cours des dernières années, les prix moyens ont été fortement influencés par les importantes variations des ventes en Colombie-Britannique et en Ontario, surtout en ce qui concerne les maisons unifamiliales à prix élevé.

Entre-temps, les prix dans l’est de l’Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard grimpent après plusieurs années de raffermissement des conditions du marché. À l’inverse, les prix se sont plus ou moins stabilisés ou ont baissé légèrement dans les provinces riches en ressources naturelles que sont l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador.

En 2018, on prévoit que les ventes à l’échelle nationale s’élèveront à 486 600 logements, ce qui représente un recul de 5,3 % ou 27 000 transactions de moins qu’en 2017. Il s’agit d’une révision à la baisse d’environ 8 500 ventes par rapport aux dernières prévisions de l’ACI.

La part du lion de la baisse des ventes prévue pour l’an prochain est le reflet d’une baisse attendue en Ontario. On s’attend à ce que les ventes restent bien en deçà des niveaux records enregistrés au début de 2017. En fait, on s’attend à ce que les nouveaux règlements hypothécaires ralentissent les ventes de 2018 dans toutes les provinces, sauf le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.

D’après une étude menée par le Groupe Altus, la baisse annuelle prévue de plus de 27 000 ventes de 2017 à 2018 se traduit par une diminution de l’activité économique de 1,1 milliard de dollars et par la perte de près de 12 000 emplois.

Le prix moyen à l’échelle nationale devrait baisser de 1,4 % pour atteindre 503 100 $ en 2018. Cette baisse est attribuable en grande partie au nombre record de ventes de maisons à prix élevé à Toronto et dans les environs au début de 2017, situation qui ne devrait pas se reproduire en 2018.

De nouveaux règlements hypothécaires et de nouvelles hausses prévues des taux d’intérêt devraient freiner davantage les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto. C’est pourquoi on prévoit que le prix moyen en Colombie-Britannique se maintiendra en 2018 et qu’il affichera un recul de 2,2 % en Ontario.

Dans un prolongement des tendances pour 2017, on prévoit que les prix moyens pour 2018 afficheront une hausse au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Toutefois, les gains réalisés en 2018 seront atténués dans tous les marchés par des critères plus stricts d’admissibilité à un prêt hypothécaire pour les prêts à ratio faible, ce qui freinera les ventes de maisons haut de gamme.

Également dans un prolongement des tendances pour 2017, on prévoit que les prix moyens pour 2018 demeureront stables ou reculeront légèrement en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador.

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À propos de l’Association canadienne de l’immeuble

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), l’une des plus importantes associations commerciales canadiennes à vocation unique, se fait le porte-parole de plus de 120 000 courtiers et agents immobiliers répartis parmi plus de 90 chambres et associations immobilières.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :

Pierre Leduc, Relations auprès des médiasL’Association canadienne de l’immeubleTél. : 613-237-7111 ou 613-884-1460Courriel : pleduc@crea.ca

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